Les Risques

Même si les effets durent en général quelques heures, le cannabis reste entre 18 à 24 h dans le sang, et l'élimination de celui-ci par le corps est particulièrement lente : plus d'une semaine pour éliminer la moitié de la dose absorbée. Ainsi, il suffit d'un « joint » par semaine pour que le THC s'accumule dans le corps.

Après la consommation, l'usager peut manifester les symptômes suivants :

  • yeux rouges, mydriase   ;
  • tachycardie, hypertension/hypotension ;
  • assèchement buccal (familièrement appelé « la pâteuse » ou « moquette », souvent caractérisée par un blanchiment de la langue) ;
  • vomissements ;
  • anxiété ;
  • altération de la mémoire immédiate ;
  • troubles de la perception du temps (quelques minutes semblent être des heures, ou l'inverse) ;
  • paranoïa... (< cliquer sur le mot pour voir dans le dictionnaire).

Les effets psychiques sont liés à la personnalité de l'usager.

Le cannabis altère la mémoire immédiate, la concentration, le rappel des souvenirs ou des mots et peut donc diminuer les capacités d’apprentissage. En l’état actuel des connaissances, la mémoire ne semble pas affectée au-delà du temps des effets du cannabis, c'est-à-dire quelques heures. Cette amnésie est multipliée en cas de consommation associée à de l'alcool.

L'usage de cannabis peut traduire un mal-être psychique – parfois insoupçonné – pouvant se transformer en paranoïa, crises d'angoisses, sentiment d'oppression. Il existe aussi quelques cas de psychose cannabique aiguë.

Au niveau neuro-psychiatrique, la substance peut diminuer l'attention, aggraver ou révéler des troubles psychiques comme n'importe quel psychotrope. Un syndrome amotivationnel (démotivation) peut apparaître, ainsi que : manque d'estime de soi, intempérance, dépression mentale et tendances suicidaires. Il existe une corrélation entre l'usage prolongé du cannabis et la dépression chez certains patients, mais il reste difficile de dire si le cannabis produit la dépression ou si la dépression favorise une consommation chronique. Différentes études suggèrent des liens entre schizophrénie ou psychose et cannabis. Une prise régulière de cannabis peut provoquer de la dépression, de l'anxiété ainsi que des attaques de panique.

À long terme, les effets sur l'homme ont besoin d'être étudiés. On cite cependant des affections durables des voies respiratoires similaires au tabac : toux, cancer bronchique, bronchite chronique, emphysème (du fait d'inhalations profondes et prolongées). Par ailleurs, l'inhalation de la combustion de produits de coupe souvent présents dans le haschisch expose l'usager à des risques aussi aléatoires que néfastes. L'herbe a été exceptionnellement coupée à l'eau, au sable voire au verre pilé afin d'alourdir la masse et donc d'augmenter les prix.

Une dépendance psychologique existe, même si elle est moins marquée que pour d'autres produits. Il faut également signaler qu'une dépendance au tabac, utilisé dans la confection du joint, se manifeste très souvent chez les fumeurs réguliers de cannabis. Cependant, un joint peut également être confectionné uniquement à base "d'herbe".

Selon une étude d'une association de consommateurs, fumer trois joints équivaut à fumer un paquet de cigarettes. La fumée de cannabis contient sept fois plus de goudron et de monoxyde de carbone que la fumée du tabac seul. Cet essai est en contradiction avec d'autres travaux scientifiques qui estiment que « fumer du cannabis n'accroît pas le risque de cancer » ou que les risques cancérigènes sont à imputer à la présence de nicotine due au mélange avec du tabac. Alternativement à la combustion, l'usage d'un vaporisateur, en vente libre, délivre une vapeur de cannabinoïde pratiquement pure.

La consommation à l'aide d'une pipe à eau augmente très fortement l'inhalation de produits toxiques, bien que l'eau filtre la plupart des toxines contenues dans la fumée.

Des troubles de comportement sont observés chez l'animal de laboratoire qui y est exposé, y compris chez des espèces très éloignées des mammifères comme l'araignée. Le cannabis est un des produits dont les effets ont été testés sur des araignées dès les années 1950. Comme pour d'autres drogues, les araignées qui y sont exposées, même à de faibles doses, ont produit des toiles tout à fait anormales. Plus la toxicité du produit est élevée, plus l'araignée laisse des manques dans sa toile.

Surdose

Aucune surdose (ou overdose) n'est possible avec le cannabis, notamment de par la nature des substances psychotropes qui y sont présentes (ce ne sont pas des alcaloïdes), et c'est ce qui contribue le plus à sa réputation de « drogue douce ».

Effets sur les adolescents

Selon une étude, il n’y aurait aucune différence sur le plan cérébral entre ceux qui ont régulièrement fumé de la marijuana au cours de leur adolescence et ceux qui n’en ont jamais fait usage. Une autre étude affirme plutôt que les personnes prédestinées à la schizophrénie voient leurs symptômes précipités lorsqu'elles commencent à consommer pendant l'adolescence. La consommation intensive de dérivés concentrés, comme l'huile de haschisch, favorise, particulièrement à l'adolescence, l'apparition des troubles psychotiques.

Effets sur la conception et la procréation

La consommation régulière de joints, chez l’homme, contribue à une baisse de la fertilité.

Pendant la grossesse, la consommation de cannabis risque d'entraver l'activité cérébrale du foetus, retardant le développement du cerveau in utero. La tératogénicité de la consommation de cannabis durant la grossesse semble cliniquement non significative. Cependant, après une exposition in utero au cannabis, des atteintes cognitives pendant les années d'enfance ont été observées, avant tout sur l'attention et les tests d'hypothèses par voie visuelle.

Effets sur les processus de mémorisation

Des universitaires américains ont découvert que le cannabis perturbe les processus de mémorisation du cerveau en désorganisant le fonctionnement électrique de l'hippocampe, structure-clé du cerveau pour l'activation de la mémoire. Le cannabis, aux doses usuellement présentes chez ses consommateurs, supprime les oscillations électriques, essentielles dans le processus d'apprentissage et de mémorisation. Les processus cognitifs sont désorganisés.

Selon le professeur Jean Constantin, la principale substance active dans le cannabis, le THC, bloque aussi la libération d'un neurotransmetteur important dans l'hippocampe, l'acétylcholine, affectant le fonctionnement électrophysiologique du cerveau.

En 2006, le service Neuropsychologie de l'INSERM de Marseille avait montré que le cannabis perturbait, chez le fœtus, la formation des réseaux de neurones dans le développement du cerveau, ce que confirme la proportion très élevée d'enfants ayant un retard mental chez les mères fumeuses de marijuana.

Autres effets

Fumer du cannabis peut être un facteur de risque de la maladie parodontale (maladie du tissu soutien des dents), indépendant de l'utilisation du tabac.

Le cannabis rétrécit le cerveau !

En France 1,2 millions de personnes consomment régulièrement du cannabis. Une étude vient de montrer que leur cerveau en supportait les conséquences. Sous l'effet de joints réguliers, certaines zones du cerveau voient leur structure se modifier, leur volume fondre, entraînant la perte de certaines de leurs capacités de fonctionnement habituel, en particulier celles liées à la mémoire et aux émotions.

Le cannabis entraîne ainsi des pertes de mémoire, des troubles de concentration, des difficultés d'attention et des troubles du langage, des problèmes émotionnels...

Le cannabis agresse une zone du cerveau appelée l'hippocampe, qui sert à mémoriser des événements, des mots, à stocker des souvenirs. Sous l'effet chronique du cannabis, l'hippocampe diminue de volume et cela d'autant plus que la personne a exposé son cerveau à des doses cumulées importantes de cannabis au fil du temps. Cela entraîne un risque au niveau des capacités d'adaptation, de mémoire, de langage.

Une autre zone du cerveau diminue sous l'effet des joints, l'amygdale cérébrale. Quand cet endroit rétrécit sous l'effet du cannabis, il ne fonctionne plus aussi bien dans son rôle de gestion des émotions. Un consommateur régulier aura donc tendance de passer de la franche rigolade à l'agressivité, ou au contraire à la passivité totale sans raison apparente. Ses émotions ne sont plus gérées normalement. C'est peut-être par cet effet que le cannabis a un effet néfaste sur le psychisme, augmentant le risque de troubles mentaux tels que les dépressions, l'anxiété, les états limites...

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